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Je l'ai donc vu hier soir au milieu d'une salle comble.
Et ce matin, je me suis sentie habitée par un sentiment profond : le chagrin.
Voila l'empreinte que me laisse le film d'Anne Fontaine aux images sublimes, aux costumes somptueux, à la lenteur voulue.
Le chagrin, c'est le destin de Coco, mais cela je le savais déjà pour avoir lu de nombreux écrits sur la personnalité de Mademoiselle.
Oui, parce que voyez-vous, ce que j'observe au travers des images qui défilent, c'est ce regard noir, profond, triste et résigné d'Audrey Tautou qui nous délivre ici une interprétation fabuleuse du personnage qu'elle incarne.
Une femme au parcours fabuleux certes mais surtout une femme seule.
Le film, si je dois en dire un mot, offre selon moi une vision trop esthétique de la vie de Coco, alors qu'elle n'est pas encore devenue Chanel.
Trop esthétique car trop poli, trop joli pour être vrai.
Imaginez que même les costumes des jeunes orphelines sont de très bonnes factures malgré la grande sobriété de ceux-ci.
Or, j'imagine volontiers que la vie dans un orphelinat au début du XXème siècle devait revêtir des aspects bien plus austères que le montre la vision d'Anne Fontaine.
Cela dit et même si je me contredis dans la foulée, ce qui fait la force du film, c'est justement le beauté des costumes et la possibilité qu'ils nous offrent de visiter le temps, de bien nous imaginer d'où Coco partait et où elle en est arrivée.
Ensuite, je dirai que l'interprétation d'Audrey Tautou en Coco et de Benoît Poelvoorde en Balsan nous offre un pur moment de délectation.
Les dialogues sont excellents, parfaits de précision, d'amertumes, de profondeur, de causticité parfois, souvent même.
Les acteurs sont justes.
Les jeux sont naturels, non mimés (ce qui m'avait tant ennuyé dans la Môme, film que j'ai purement et simplement détesté).
En fait, je dirai que le film est élégant, de bon goût, et que ce matin, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir envie de revoir Gabrielle nous parler de la mode.
Pour déceler une fois encore dans son regard, dans la raideur de ses gestes, dans son absence de rondeur, ce qui me reste tant au fond du coeur : le chagrin.
Le chagrin de blessures si fortes qu'elles ne guérirent jamais.
J'aime l'originalité de certaines marques du prêt à porter, comme celle de Cerutti qui nous propose sa fashion week automne/hiver 2009/2010 au coeur de la vitrine de sa fameuse boutique parisienne.
Comme Anna wintour, je passe mon temps de défilés en défilés et ne pourrai me rendre Place de la Madeleine pour ce délicieux happening (bah quoi, on n'a pas le droit de rêver un peu?).
Alors, je vous vous propose de découvrir, tout comme moi quelques sllhouettes de cette jolie collection, chic et citadine.
Bien sûr, j'apprécie les matières mais plus que tout, et cela me ressemble bien, j'aime l'aspect trendy quoiqu'intemporel de cette collection.
Vais-je porter un sarouel dans deux ans, cela je ne le sais pas.
Ce que je sais par contre, c'est que tel que nous le propose Cerruti, je peux mixer mes tenues.
Porter une tenue de soirée en journée et vice et versa.
Ce que je sais aussi, c'est qu'adepte d'une sobriété certaine ( Yamamoto et Sander sont mes fashion friends, cela vous donne un aperçu de mes goûts no bling bling at all), je me reconnais tout à fait dans cette proposition de la féminité.
Une femme qui travaille peut également jouer de ses attributs sans avoir jouer les prolongation du sempiternel tailleur.
Amusez-vous à découvrir le shooting et dîtes moi ce que vous en pensez, ça serait chouette :-)
Fashion week de Cerruti du 6 au 14 mars - 3, place de la Madeleine- 75008 Paris.
Comment ne pas s'enthousiasmer sur cette sublime exposition, surtout lorsque l'on a étudié la couleur pour ensuite la conseiller à ses clients comme ce fût mon cas il y a peu de temps encore.
Ainsi me promener au sein de ce fabuleux parcours initiatique à la scénographie on ne peut plus audacieuse a ravi mes yeux, approfondi ma connaissance du sujet et surtout ouvert des portes que je n'avais pas encore franchi.
Au sein de cet événement gratuit donc accessible à tous orchestré par le CNRS, l'Observatoire NIVEA et la Mairie de Paris, nous découvrons donc l'exposition "couleurs sur corps" mais également un colloque scientifique qui a lieu au moment ou je vous écris, des animations pour petits et grands des conférences et des débats.
Cela me ravit d'autant plus que pour moi, les chercheurs du CNRS symbolisaient plutôt des Messieurs dingo de l'éprouvette et en aucun cas des philosophes, des linguistes, des anthropologues, des sociologues et forts en art.
Comme quoi, j'étais drôlement mal informée.
Vous l'aurez donc compris, la palette "couleurs sur corps" est riche en apport culturel.
Ainsi, après la visite savamment éclairée par les lumières de Gilles Boëtsch - Président du Conseil Scientifique du CNRS et du Conseil scientifique de l’Observatoire NIVEA - responsable du contenu scientifique de l’exposition et d'Elodie Ternaux - scénographe de l’agence Chez facile Design - conceptrice de l’exposition
je suis maintenant en mesure de répondre à la sempiternelle question : " n'y a-t-il pas de règles précises qui président au choix des couleurs des tenues professionnelles" alors que d'autres membres de la Cream Team se sont régalées du look des Geisha, des photographies de Chen Man, de la mesure de l'âge de la peau par ordinateur ou encore de la découverte de montures dentellées.
Je vous laisse découvrir ce moment d'exception grâce à la vidéo de Babillages que je remercie beaucoup beaucoup au passage.
Enjoy the color movie
Tout comme Cécilia, je remercie de tout coeur Gilles Boëtch, Président du Conseil Scientifique du CNRS et du Conseil Scientifique de l’Observatoire Nivea, Elodie Ternaux, Scénographe de l’exposition et Anne Zavan/Ralph Mechin, Beiersdorf, Nivea pour leur patience et leur disponibilité.
Eh oui, une exposition étonnante a pris place aux pieds du Trocadéro : Couleurs sur Corps.
Organisée par le CNRS en partenariat avec l’Observatoire Nivea, cette exposition est en fait un parcours ludique et sensoriel pour comprendre la signification des couleurs dans nos vies mais aussi leur symbolique (tatouages, peintures corporelles, le maquillage, masque et beauté, mode…). Un contenu extrêmement riche et passionnant.
Nous voici donc, avec les blogueuses de la creamteam et quelques autres, à entrer, curieuses, dans le SAS d’immersion dans la couleur. Chambres de garçon, bleu et de filles, rose : ça n’a pas beaucoup évolué malgré ce que l’on pense. Des baigneurs nus (des poupées pas des nageurs) sans identité sexuée attendent d’être immergés dans un bain rose ou bleu et de faire leur entrée dans la vie colorée. Puis l’entrée de l’exposition qui offre une vue globale sur le parcours et ses univers, le corps étant au cœur des thématiques abordées.
Comme mes copines blogueuses, j’ai eu un vrai coup de cœur pour le travail de Chen Man. Je veux une reproduction !!!!
L’exposition est entièrement gratuite et se déroule jusqu’au 9 novembre de 10 h à 12 h puis de 14 h à 16 h. Le programme est disponible sur le site du CNRS
Sans oublier de nombreux ateliers (à noter l’atelier maquillage du 2 novembre) et colloques.
Merci à Gilles Boëtch, Président du Conseil Scientifique du CNRS et du Conseil Scientifique de l’Observatoire Nivea, Elodie Ternaux, Scénographe de l’exposition et Anne Zavan/Ralph Mechin, Beiersdorf, Nivea pour leur patience et leur disponibilité.
Hier soir, 20 heures pétantes. Devant le Showcase pont Alexandre III avec chéri-chéri. Mission : fêter les 100 ans de la marque Converse et assister au concert exceptionel d'Iggy Pop and the Stooges. Ambiance pluie et un monde de dingue avec des queues à n'en plus finir.
Hier soir, 21 heures pétantes
Toujours les mêmes sur le pont Alexandre III, la pluie toujours, ça bouche, plus personne ne rentre et les invités encore nombreux à l'extérieur s'énervent. Les journalistes ne peuvent faire leur sujet sur Iggy et l'ambiance Converse (du coup, on s'interviewe les uns les autres dans la queue - histoire de s'entraider, clin d'oeil à Valentine, Thomas et William)...
Hier soir, 21 heures 15 pétantes
On se dit chéri chéri et moi-même que oui, c'est sûr, cette soirée c'est vraiment "ze place to be", vu la tension qui règne autour de l'entrée du Showcase. Mais rien ne bouge... Va t'on voir l'intérieur de la boîte? Je commence à perdre serieusement patience mais encouragée par mon homme qui ne veut en aucun cas lâcher l'affaire, on attend toujours.
21 heures 30 pétantes.
la chance me sourit, je rentre enfin (j'avoue le gros coup de piston car je connais l'équipe organisatrice que je remercie une fois encore pour ce moment de pur bonheur).
21 heures 32 pétantes.
Je vais rechercher chéri-chéri à l'entrée - le vigile ne l'a pas laissé passer derrière moi..."arguant un : "c'est lequel votre mari madame?"" Bousculade, nous entrons enfin, mon mari et moi (et dire que j'aurais pu en choisir un autre pour la soirée ;-). Et là, c'est la grande classe. L'hallucination totale. Iggy Pop rien que pour nous pendant une heure et demie pour un show pulsé à bloc (je me demande ce qu'il met dans son jus d'orange notre Iggy, parce que ça a l'air de marcher à donf ;-)
Le public est heureux, vraiment heureux d'être là, Iggy a la voix claire et on le sent vraiment proche de nous... Tout est surréaliste et on se sent vraiment privilégié...Pour résumer, le mot de la soirée c'est: "vraiment" ;-) Vraiment converse parce que pour beaucoup, nous avions suivi le dress code Converse only. Vraiment rock attitude parce que les looks étaient soignés, trendy mais décontractés. Vraiment bon enfant car tout le monde souriait. Le bonheur quoi. Pour finir, j'ai adoré le process de communication de la marque. Tout était là pour nous rappeler la créativité de ce chausseur des rues, Converse d'artistes, films, animations autour de l'anniversaire... Et oui, la Converse, c'est freestyle, intemporel. Tout le monde devrait en avoir une paire dans son placard. N'est ce pas?
Vu hier après midi le film qui fait tant parler de lui depuis plus d'une semaine : Sex and the City ou le temple des marques version Hollywwod.
En effet, pendant 2 heures 15, j'ai eu la profonde sensation de m'être fait prendre au jeu du défilé de mode façon Vogue.
Tenues magnifiques, séances photos à vous couper le souffle (notamment la fameuse série "robe de mariée" aux décors somptueux), appartements splendides, high tech bien représentée via computer et téléhonie mobile, voitures sublimes, restaurants hyper trendy...Tout est installé pour nous faire rêver ou presqua.
Car finalement, à part Miranda et Charlotte que j'ai trouvé très justes dans le ton, je n'ai rien retrouvé de Samantha (ou si peu) et encore moins de Carrie.
Fini la construction de tout ce qui ponctuait la série (et faisait d'ailleurs son charme selon moi) à savoir : les interrogations de Carrie face à son Powerbook.
Ici, la miss Bradshaw se la joue sublime de 40 ans mais sans aspérité aucune.
Bref, avec Carrie, je m'ennuie mais remarquez, ce n'est pas nouveau.
Fini de la suprématie sexuelle de Samantha que l'on retrouve bien moins funky que d'habitude, à part quand elle succombe au charmes de son chien à mourir de rire et quand elle ne succombe pas à son voisin bougrement bien fait de sa personne.
Si je résume ce que j'ai vu, excepté l'apanage des marques façon American Psycho, c'est une saison entière condensée dans un film de 2 heures 15.
Et franchement, je préfère mille fois la construction façon série à celle choisie pour ce film un peu longuet.
Et vous les cops, qu'en pensez-vous?
Pour en savoir plus sur les marques et le film, c'est ICI et LA.
Pour découvrir le petit monde de Carrie, et celui de son Mac
Tristesse en ce jour ou j'ai appris en me réveillant la mort de Monsieur Saint-Laurent.
Bien sûr, il fût un vrai génie de la haute couture mais ce que je retiendrai de lui, après avoir beaucoup lu à son sujet et notamment le fabuleux livre de Laurence Benaïm, c'est son hyper sensibilité, sa courtoise, sa gentillesse, sa fragilité et son ultime timidité.
En 2002, j'étais au milieu de passionnés sur le parvis du centre Pompidou pour assister à son dernier défilé et j'ai pleuré comme pour l'accompagner, lui dire déjà un au revoir.
Oui, il faisait partie de ces personnes auxquelles on s'attache bien plus qu'on ne l'aurait pensé et ce matin, j'ai du chagrin...
Alors cette fois-ci, c'est le vrai au revoir que je viens vous dire ici Monsieur Saint-Laurent et mille fois merci pour toutes ces magnifiques créations que vous avez partagé avec nous.
Edit du mardi 3 juin à 10 heures : Suite au décès de du couturier Yves Saint Laurent, Paris Première annonce dans un communiqué qu'elle lui rendra hommage le jeudi 5 juin en diffusant à partir de 23h20 le défilé rétrospective de 40 ans de création, qui s'était déroulé au centre Georges Pompidou, en 2002.
Ce fameux défilé dont je vous parle plus haut.
Au fait, savez-vous qui était le mannequin de l'affiche du parfum "Paris" d'Yves Saint-Laurent?
La mode est injuste, dangereuse, cruelle et éphémère.
Ainsi parle le maestro dans le fim qui lui est consacré et que j'ai eu le bonheur de voir hier soir.
Tout d'abord, j'ai pensé : j'aurai préféré visionner le documentaire à la maison, bloc note à la main, pour consigner en un endroit sur tout ce que j'aurai eu envie de vous dire ensuite.
Puis la peur d'oublier l'essentiel a peu à peu disparue pour laisser place à une impression générale, incisive, créative et plus que contemporaine.
En écoutant Karl, je me suis franchement amusée et à tout dire, je n'étais pas la seule.
La salle entière riait souvent aux éclats tant les mots d'esprits du couturier/photographe nous surprenaient.
On aurait pu le penser frivole. Je l'ai découvert plein de bon sens, son sens à lui qui lui permet de construire l'histoire à sa guise et de vivre ses rêves sans concession.
On aurait pu le penser angoissé...Et malgré qu'il s'en défende, je pense qu'il l'est.
Car on ne peut être omnubilé par l'excellence sans avoir peur d'être dépassé.
On le connait plein d'humour, franc et massif, tranchant, catégorique, autoritaire, imposant, collectionneur...Pour moi, de ce point de vue là, rien n'a changé.
C'est ce qu'il est, un point c'est tout.
Ce que je pense infine : j'ai passé un superbe moment au côté de cet homme hors du commun malgré la pâleur du cinéaste qui se faisait littéralement bouffer par le grand Karl.
Oui, je sais...S'imposer face à un tel personnage n'est sans doute pas si simple.
Mais quand je songe que Rodolphe (le cinéaste) a passé trois ans aux côtés de ce dernier, je me dis qu'il aurait quand même pu aller plus loin non?
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